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Vision

« Il n’arrive jamais de grands évènements intérieurs à ceux qui n’ont rien fait pour les appeler à eux ;
et cependant, le moindre accident de la vie porte en lui la semence d’un grand évènement intérieur. »
Maurice Maeterlinck

Priscille Deborah est peintre, performeuse, plasticienne protéiforme.

Triple amputée depuis 17 ans, elle a choisi le côté lumineux de la lune, celui où elle s’exprime sans s’inquiéter du regard de l’autre. C’est une battante, une femme libre, sa peinture est à son image, pleine de cicatrices, pleine de joie, pleine de vie.

La démarche de Priscille Deborah est un voyage initiatique à la recherche de l’origine de l’homme.

Sa peinture pénètre les tréfonds de l’histoire individuelle pour atteindre les racines de l’humanité. La silhouette humaine est omniprésente dans ses toiles ou ses encres mais elle est multiforme. Ses personnages à tête d’animal, avec 2, 3 ou 4 membres, enfants et adultes sont ici à la fête, à moins que ce soit une danse macabre ?

Les couleurs vives et le dynamisme des lignes sont un hymne à la vie. « Mes personnages apparaissent, étranges et familiers, mi-mangas, mi-aborigènes, se rassemblent de façon festive, dansent et honorent la vie. Ma peinture est une invitation au voyage pour tous ceux qui n’osent pas. »

L’oeuvre de Priscille Deborah s’inscrit dans le prolongement de Bacon, de Rebeyrolles ou de de Kooning mais s’inspire aussi des expressionnistes contemporains comme Lydie Arickx ou Solly Cissé.

Après une opération et une longue rééducation, elle est la 1ère française à expérimenter une prothèse de bras bionique guidée par sa pensée.

Corinne Chauvet, sculptrice